Pourquoi ne pas défendre les régimes publics plutôt que mettre sur pied un régime privé?

L’un n’exclut pas l’autre. Notre vision : il est nécessaire de défendre les régimes publics tout en nous organisant pour que les personnes ne soient pas condamnées à la pauvreté après la retraite. Tous les mémoires produits par le Régime (voir dans la liste des publications) insistent sur la nécessité de défendre les régimes de retraite et proposent des améliorations tant pour la Pension de vieillesse du Canada que pour le Régime de rentes du Québec. Nous faisons partie de la Coalition de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et de celle de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) qui demandent une meilleure couverture des régimes publics de retraite en doublant le taux de remplacement du RRQ de 25 à 50 % du salaire de carrière et en augmentant le Supplément de revenu garanti de 15 % pour réduire l’incidence de la pauvreté. Il faut savoir que, dans le cas du Canada et des autres pays anglo-saxons, les régimes publics n’ont pas été conçus pour assurer un revenu minimum décent, et encore moins assurer le maintien du niveau de vie après la retraite! C’est pourquoi les gouvernements tentent, par tous les moyens, de stimuler l’économie personnelle des personnes. Pensons aux régimes complémentaires de retraite, aux REER, aux RVER, aux CELI qui bénéficient tous de l’aide fiscale.

Nous voulons éviter que les personnes salariées des groupes communautaires et de femmes, qui auront consacré leur vie à la défense de la dignité et à l’amélioration des droits, soient pauvres pendant les 20 ou 30 dernières années de leur vie. C’est pourquoi nous avons créé notre Régime.